« L’évolution est événementielle. C’est l’événement qui fait l’évolution et l’événement, en l’occurrence la circonstance fait la transformation ».[1]

Dépendant totalement de l’environnement économique et sociétal, le secteur de l’événementiel s’est vu infliger des tendances plus ou moins hautes ces dernières décennies. Avant même que le virus du Covid-19 vienne progressivement toucher le territoire Français, de nombreuses annulations et reports se sont fait connaître dans ce domaine. Premier secteur d’activité touché par cette épidémie avec un chiffre d’affaires en déclin fragilisant un peu plus ce monde durement touché par les diverses manifestations géopolitiques de l’année 2019. Il n’y a aucun doute sur le fait que ce secteur connaîtra des jours meilleurs. Mais comment faire face aujourd’hui à une telle situation, encore incontrôlable, sans aucune vision d’avenir dû à un lendemain encore incertain ? 

1 – Maintenir un semblant de « normalité »

Le confinement auquel nous faisons face aujourd’hui a un réel impact sur la santé des athlètes qu’il soit d’ordre physique ou psychologique. Cette situation inédite emmène ces professionnels à essayer de maintenir une aptitude normale sans avoir de vision précise sur leur devenir sportif proche. Il est assez difficile de devoir s’adapter à une telle situation et devoir s’entraîner de manière individuelle lorsque le sport prône l’aspect essentiel du partage. Les conditions physiologiques étaient jusqu’à présent sous le contrôle des préparateurs physiques. Mais aujourd’hui ces sportifs étant livrés à eux-mêmes, cela entraînera vraisemblablement des conséquences sur les résultats qu’ils délivreront demain. Bien qu’il était question à la mi-mars d’accorder l’ouverture des centres d’entraînement aux sportifs de haut niveau pour qu’ils puissent continuer de se préparer à la compétition des Jeux olympiques de Tokyo de juillet 2020, la décision a été revue dès lors que cet événement a été décalé à l’année suivante[2]. La question de ce report reste à l’heure actuelle en suspens dû au fait de l’incertitude de pouvoir maîtriser le virus à temps. En effet, cet événement qui est la rencontre planétaire tant attendue tous les quatre ans pourrait présenter le risque d’être un nouveau foyer épidémique. De plus, si nous devions faire face à une seconde vague épidémique qui engendrerait alors une nouvelle période de confinement des athlètes, le risque premier serait qu’ils ne puissent s’entraîner à nouveau pour ces Jeux. Pour préserver la santé de chacun et rétablir un semblant de normalité dans le monde entier, l’éventualité envisagée à l’heure actuelle serait d’établir cette compétition à huis clos ou encore en public réduit[3]. N’étant pas en capacité de pouvoir prédire l’avancée du virus sur ces prochains mois voire cette prochaine année, les athlètes se doivent de continuer à s’entraîner pour prétendre à un futur titre. 

Les athlètes de haut niveau, véritables professionnels du sport, ont donc dû revoir leur mode d’entraînement. Tous les sportifs vont être dans l’obligation de s’adapter, il en est certain. La difficulté va se retrouver notamment pour les sports collectifs qui n’auront d’autre solution que de s’entraîner de manière individuelle. Tout est possible si la condition mentale suit. C’est pour cela que les entraîneurs ont leur part à jouer dans cette situation. Pour y faire face au mieux, ils devront redoubler d’efforts et montrer à leurs joueurs qu’ils sont là malgré tout et qu’ils continueront de les soutenir dans cette épreuve. Ce suivi est d’autant plus important que certains se préparaient à des compétitions inédites telles que les Jeux olympiques qui se tiennent une fois tous les quatre ans. C’est très frustrant pour les joueurs sélectionnés d’avoir fourni tant d’efforts jusqu’à présent et de se demander s’ils le seront à nouveau quatre années plus tard. C’est d’ailleurs pour cette raison que les plus grandes compétitions seront reportées à l’année suivante et pas annulées totalement. Mais la route sera longue et le travail devra être à la hauteur pour prétendre avoir à nouveau sa place. C’est pourquoi les athlètes font de leur mieux et aménagent tant bien que mal leurs espaces personnels pour continuer à s’adonner à une activité physique qui n’est pas forcément la leur en temps habituel.

En organisant leurs espaces d’entraînement dans des appartements parfois à l’étroit, ces athlètes continuent leur activité physique pour ne pas perdre leur condition et continuer à viser les titres qu’ils ont en vue. Équipements en tout genre : rameur, poids, vélo d’appartement et bien d’autres matériels sont utilisés pour continuer à se challenger au quotidien. D’autres athlètes, plus « chanceux », ont pu adapter leur logement et continuer à s’entraîner tant bien que mal d’une manière plus ou moins « normale ». Axel Reymond, champion du monde du 25m en eau libre, a la chance d’avoir son entraîneuse Magalie Mérino sous le même toit. Ils ont pu mettre en place un entraînement adapté en utilisant sa piscine personnelle et des élastiques de survitesse pour maintenir une résistance dans l’eau et faire travailler davantage ses muscles. Nageur aguerri, il a su s’adapter et opter pour des appareils qui d’ordinaire ne lui sont pas destinés tels qu’un rameur, des poids ou encore un tapis de course. Certains sportifs exerçant une activité en extérieur telles que la course ou le cyclisme, dont la pratique est encore autorisée, préfèrent toutefois s’entraîner de chez eux. Les triathloniens tels que Sandra Levenez ou encore Arnaud Guilloux ont fait part de leurs inquiétudes face à une pratique en extérieur : leur peur étant de se blesser et de surcharger les hôpitaux déjà saturés.

Il est d’autant plus important pour ces athlètes, dans ce contexte inédit, de conserver une activité sportive soutenue pour garder une aptitude physique et psychologique optimum en attendant un retour à la normale.    

2 – Le monde du sport s’engage

Bien que les championnats soient à l’arrêt et que les grandes compétitions sportives soient reportées telles que les Jeux olympiques de Tokyo ou l’Euro de football par exemple, le monde sportif s’engage pleinement dans cette lutte contre la pandémie du Covid-19. Des actions et des mobilisations solidaires voient le jour de la part des joueurs, des fédérations, des clubs, des équipementiers ou encore des grands groupes industriels. Destitués de leurs fonctions sur le terrain, de nombreux sportifs ont souhaité donner de leur temps dans cette lutte envers les plus démunis, mais également envers le personnel hospitalier. La star du foot français, Kylian Mbappé, a fait un don envers la fondation Abbé Pierre en expliquant que la population la plus fragile ne pouvait être confinée et qu’il ne fallait en aucun cas les oublier. Cristiano Ronaldo, international portugais de football et joueur de la Juventus de Turin, quant à lui a souhaité prendre à sa charge l’achat de nombreux équipements manquants dans les hôpitaux du Portugal tels que des respirateurs, des lits ou encore des moniteurs cardiaques. L’Espagne n’a pas été épargnée puisque Lionnel Messi a aussi contribué financièrement en octroyant du matériel décent dans les services hospitaliers. Outre le fait de contribuer financièrement, certains athlètes dédient leur temps à cette cause tels que le rugbyman Maxime Mbanda[4]qui s’est porté volontaire comme brancardier dans son pays d’origine, l’Italie. 

Le club de l’AS Roma s’est également montré solidaire en livrant des denrées alimentaires de première nécessité ainsi que des outils de protection tels que du gel hydroalcoolique ou encore des masques de protection à tous ses abonnés de plus de 75 ans. En France, les clubs ont également contribué à cet élan de solidarité. Le stade de l’AS Saint-Étienne, en attendant la finale de la coupe de France, a convié son fan-club à assister à la rencontre virtuelle « ASSE vs COVID-19 » contre une cotisation d’un euro symbolique. 80 000 places fictives ont été mises à la vente dont le montant sera entièrement reversé aux chercheurs engagés dans cette lutte. Le club de l’Oympique Lyonnais a quant à lui, fait un don direct via sa fondation de 300 000 euros pour contribuer à la recherche et porter assistance aux hôpitaux lyonnais. Le LOU Rugby a lui opté pour l’édition de maillots et de ballons dédicacés dont les profits seront directement reversés aux Hospices Civiles de Lyon. D’autres clubs en France ont par ailleurs rejoint ce mouvement de création de maillots collector tels que le PSG et l’équipe de Reims. Dans le reste de l’Europe, comme au pays de Galles, le club WRU[5] a mis à disposition son stade : le « Millennium Stadium » en offrant cet espace pour y implanter 2 000 lits hospitaliers et  ainsi fournir un hôpital de secours en cas de besoin. En France, le club du Racing 92 a également suivi le mouvement en proposant quant à lui ses locaux. Des cagnottes en ligne sont également disponibles dans la grande majorité des clubs français. De l’autre côté de l’Atlantique, la NBA se mobilise avec une aide pour les salariés des stades placés au chômage technique avec les dons de Joel Hans Embiid[6] ou encore de Giánnis Antetokoúnmpo[7]. Tous sports confondus se mettent à pied d’œuvre dans la lutte de ce virus sous diverses formes en attendant des jours meilleurs. 

Outre cette générosité financière grandissante, des campagnes de sensibilisation aux gestes sanitaires et de soutien envers le personnel hospitalier ont vu le jour aux quatre coins du monde. En collaboration avec la FIFA[8] et de nombreuses stars du sport, l’OMS[9] a lancé une campagne nommée « faites passer le message pour combattre le coronavirus » pour sensibiliser les citoyens aux gestes à adopter dans cette lutte commune. Cette campagne a pour but d’expliquer les cinq principes clés pour limiter la propagation du virus comme se laver régulièrement les mains, tousser et éternuer dans son coude, ne pas porter ses mains au visage, se tenir à un mètre de distance les uns des autres, mais également se rapprocher des services médicaux si des symptômes sont ressentis. Cette association n’est pas due au hasard puisque la fédération de football a une notoriété mondiale et pourra donc de ce fait toucher chacun d’entre nous de par son rayonnement planétaire. 

Le groupe Décathlon a par exemple choisi de bloquer les ventes de ses masques easybreath. En effet, le groupe met à disposition ces derniers pour protéger le personnel hospitalier, mais également équiper les services. Cette ingénieuse idée, en branchant les masques aux respirateurs, permet de pallier la pénurie constatée au sein des hôpitaux. Habituellement consacré à la pratique du snorkeling, ce masque recouvrant la totalité du visage intéresse grandement les chercheurs. En effet, équipés d’une valve remplaçant le tuba existant, ces maques peuvent être directement reliés aux respirateurs préexistants dans le milieu hospitalier. L’Italie, pays le plus touché et le plus endeuillé après les USA, est à l’origine de cette découverte. Des lunettes et des masques plus « traditionnels », utilisés habituellement pour faire de la natation, ont également été donnés au personnel hospitalier pour maintenir leur protection. 

Le sport se doit de contribuer à la promotion d’un monde meilleur : en bonne santé et en totale sécurité. C’est pourquoi il est d’autant plus important aujourd’hui, que chaque athlète joue son rôle en délivrant un message qui sensibilisera les citoyens sur la solidarité et le civisme qu’ils doivent adopter pour lutter contre la propagation du virus. Aujourd’hui et plus que jamais, le monde du sport doit inspirer et offrir l’espoir en l’avenir. L’influence positive  qu’a le sport sur les individus ne fera qu’accentuer la fraternité et le soutien dans le monde. 

3 – Vers un retour à la normale, anticiper pour se préserver

Ayant été affligé d’annulations et de reports tels un effet domino, le secteur de l’événementiel connaît actuellement une période des plus noires. Pour relancer l’économie française, mais également planétaire, ce domaine d’activité devra s’adapter et proposer un concept événementiel propre pour faire face à l’après-crise que nous connaissons aujourd’hui. À la suite de cette crise, les attentes du public vont probablement évoluer, voire changer, les concepts événementiels devront donc s’adapter et grandir dans une atmosphère similaire. 

L’humain devra être d’autant plus présent au cœur de toutes les stratégies. Produire un événement c’est avant tout diffuser un message à son public, c’est réunir une communauté ayant des attentes similaires et les emmener vers une synergie commune. L’humanité ressentira d’autant plus ce besoin après cet épisode inédit auquel nous devons faire face aujourd’hui. Se retrouver, échanger, grandir avec autrui seront des aspects à ne pas négliger, et ce dans tous les secteurs d’activité. Le sport, monde de partage, sera malheureusement un des secteurs qui reviendra à la normale dans un second temps de par sa forte concentration lors des divers rassemblements. La peur ayant été partagée durant toutes ces semaines engendrera des mesures renforcées en termes de protection. Les agents de sécurité présents sur les événements verront leur nombre s’amplifier, les issues de secours, mais également tous les marquages au sol seront intensifiés pour rassurer au mieux le public présent. La sensibilisation de la propreté sur les lieux d’événement sera un des points à ne pas négliger tels que des points d’eau pour se savonner les mains ou encore des gels mis à disposition. Les lieux accueillants devront également faire peau neuve pour accueillir le public dans les meilleures conditions sanitaires possibles. 

Le confinement a considérablement réduit l’empreinte carbone et a su faire naître une certaine sensibilité sur les responsabilités écologiques de chacun.  C’est pourquoi, le secteur de l’événementiel se doit de renforcer ses actions vers une démarche plus connotée RSE[10] à l’avenir. L’aspect durable d’un événement sera un élément essentiel sur la période post-confinement. Les supports à usage unique seront à bannir, le caractère biodégradable devra faire partie intégrante de chaque événement ! 

Pour limiter les échanges directs entre les spectateurs, nous ne sommes pas à l’abri de voir naître des technologies toujours plus innovantes pour multiplier les échanges manqués jusqu’à présent. Quelle sera la nature de ces dernières ? Nous ne pouvons encore le prédire, mais au vu de la quête acharnée envers cette course contre la technologie, le digital sera d’autant plus présent dans nos vies. Cet événement marquant que nous connaissons aujourd’hui ne fera qu’amplifier l’utilisation de la data qu’elle soit de l’ordre personnel ou professionnel. Nous pouvons dès à présent le constater avec le sportif amateur suivant des vidéos en ligne de chez lui pour ne pas perdre sa condition physique et continuer à s’entretenir, mais également avec le sportif professionnel aménageant son espace personnel pour suivre le programme de son coach et continuer à viser l’obtention de ses titres futurs. L’arrivée du streaming en masse accorde des opportunités sans limites dans l’utilisation virtuelle. Certains événements avaient déjà associé à leurs prestations l’expérience virtuelle au vu des possibilités de personnalisation qu’elle accorde. En effet, l’audience étant à l’échelle mondiale, conférera un rayonnement grandissant à l’événement et donc à sa notoriété sur le long terme. Diversifier le public initialement visé transformera les enjeux par l’acquisition de nouveaux clients. Besoins et désirs assouvis, l’intergénérationnel prônera puisque tout public se verra touché de manière exclusive et ainsi plus aucune barrière ne subsistera à tous niveaux.  

OUVERTURE

Devons-nous craindre l’utilisation massive du streaming demain ? La formation aux procédés virtuels prendra probablement une place colossale dans chaque organisme événementiel. Comment ce métier se verra évoluer dans les prochaines années ? Comment conserver le lien unissant organisateur, prescripteur et public visé ? Qu’en sera-t-il si une nouvelle vague épidémique venait à se faire craindre ? Le monde de l’événementiel, tous secteurs confondus, se doit de s’armer aujourd’hui pour ne pas connaître un épisode aussi dévastateur demain et ainsi évoluer positivement sur des décennies et des décennies. Qu’adviendra-t-il de l’événementiel de demain ? Aujourd’hui la question demeure floue au vu de l’enchaînement de cas particuliers que confère ce secteur. Cependant nous verrons inévitablement émerger un souhait de consommer différemment. Consommer sur du long terme tant en procédés événementiels qu’en technicités. Le côté éphémère mis en avant actuellement cédera sa place aux perceptives du « concret », du « durable ». L’engagement, la sensibilité, la sociabilité, l’aspect poétique ou encore spectaculaire seront des attraits à valoriser dans toute stratégie de communication ou événementielle. Il faudra porter plus d’attention à ce qui ne change pas,  séduire sur l’homogénéité des discours et des actes pour harmoniser la communication événementielle aux opérations terrain. Optimiser son temps pour « comprendre » au lieu de se contenter de « répondre » aux demandes des clients. Savoir se démarquer et apporter un aspect différenciant sera inévitable pour sortir de cette guerre sans retour qu’est celle de la concurrence : aujourd’hui, plus qu’hier et moins que demain.   

 CAETANO Andréa – mai 2020


SOURCES 

Articles : 

HEIDSIECK, Louis, « La folle histoire du masque de plongée Décathlon adopté par les soignants du monde entier », Le Figaro, Économie, 2 avril 2020

PAUGAM, Jacques, « Coronavirus, comment le confinement affecte les athlètes », Le Point, Santé, 20 mars 2020

VANDE WEYER, Philippe, « Coronavirus, les sportifs de haut niveau pourront continuer à s’entrainer à certaines conditions », Le soir, 14 mars 2020

Enquêtes : 

JOUDRIER, Chloé, Fédération Française de Natation, interview – Axel Reymond, 6 avril 2020

Sites web : 

https://www.un.org/fr/coronavirus-covid-19-fr/covid-19%C2%A0-le-monde-du-sport-à-l’écoute-des-recommandations-de-l’oms

https://www.evenement.com/guides-professionnels/reussir-evenement/comment-concevoir-un-evenement-adapte-au-post-coronavirus/

https://www.evenement.com/guides-professionnels/reussir-evenement/les-benefices-d-une-experience-virtuelle/

https://www.eurosport.fr/jeux-olympiques/tokyo-2020/2020/coronavirus-je-ne-pense-pas-qu-il-soit-probable-que-les-jeux-olympiques-aient-lieu-l-an-prochain_sto7730356/story.shtml

[1] Yves Coppens, enseignant, paléontologue, scientifique (1934-).

[2] Décision du CIO de reporter cet événement du 23 Juillet 2021 au 8 août 2021.

[3] Source émanent du communiqué de presse réalisé par Eurosport d’après les analyse de l’infectiologue japonais Kentaro Iwata (Cf sources jointes). 

[4] Joueur de rugby d’origine italienne évoluant au poste de troisième ligne dans l’équipe des Zèbres en Italie.

[5] Welsh Rugby Union , fédération galloise de rugby à XV depuis 1881.

[6] Joueur de basketball d’origine camerounaise évoluant au poste de Pivot dans l’équipe de Philadelphie.

[7] Joueur de basketball d’origine grecque évoluant au poste d’ailier dans l’équipe des Bucks de Milwaukee.

[8] Fédération Internationale de Football Association fondée le 21 mai 1904 à Paris ayant la vocation de gérer et développer le football dans le monde.

[9] Organisation Mondiale de la Santé publique fondée en 1948 et siégeant à Genève en Suisse.

[10]  Responsabilité Sociétale des Entreprises prend en compte les enjeux sociaux et éthiques.