Résumé
Cette étude s’intéresse à la manière dont la communication digitale portée par les personnalités publiques, les associations et les institutions contribuent à la déstigmatisation progressive de la santé mentale dans un contexte où elle a été nommée Grande Cause Nationale en 2025. Pour mieux appréhender cette problématique, une revue littéraire approfondie, deux entretiens qualitatifs avec des professionnels d’un établissement psychiatrique et une enquête quantitative menée auprès de 64 répondants ont été réalisés.
Les résultats ont mis en avant une sensibilisation importante après du grand public, notamment les plus jeunes, grâce à une prise de parole authentique et incarnée des personnalités publiques. Toutefois, des limites subsistent comme la persistance des stéréotypes, les sous-représentations des pathologies lourdes et les freins institutionnels. La conclusion souligne ainsi que la désignation de la santé mentale comme Grande Cause Nationale constitue un progrès majeur mais celle-ci doit impérativement être accompagnée d’actions concrètes, inclusives et durables. La communication digitale devient un levier essentiel à condition qu’elle dépasse les discours simplificateurs et qu’elle inscrive la parole publique dans une démarche d’engagement réel et de long terme.
Introduction
« Comment tu te sens mentalement ? » Une question d’apparence simple mais essentielle, qui se posait très rarement il y a encore peu, mais qui aujourd’hui, a pris sa place légitime dans les conversations, les campagnes de prévention ou encore sur les réseaux sociaux. Et si la santé mentale, était le combat de tous ? Cela est le reflet d’une évolution profonde : la santé mentale n’est plus seulement une affaire médicale ou intime, elle devient un sujet de société, de débat et de mobilisation.
La parole se libère. Des personnalités publiques osent partager leur vulnérabilité. Des associations se mobilisent dans différentes initiatives pour briser les tabous et apporter leur aide. Les réseaux sociaux deviennent des espaces d’expression, de soutien mais aussi de pédagogie. En 2025, cette évolution trouve un écho institutionnel fort : la santé mentale est devenue la Grande Cause Nationale. Derrière cette reconnaissance se cache une évolution discrète mais essentielle : celle de la communication digitale. Témoignages viraux, vidéos de sensibilisation, podcasts, plateforme déployée… La multiplication de ces contenus viraux a participé à la libération de la parole et à changer le regard social porté sur la santé mentale.
Selon le sondage Odoxa / Mutualité française, 41% des Français déclarent avoir été déjà affectés par un problème de santé mentale au cours de leur vie. C’est ainsi que cet article propose d’examiner comment la prise de parole croissante des personnalités publiques, des institutions et des associations, portées par les dynamiques de la communication digitale ont fait émerger la santé mentale dans le débat public, jusqu’à en faire une Grande Cause Nationale en 2025. En mobilisant une revue de littérature, une étude quantitative (67 répondants) et deux entretiens menés auprès de professionnels de terrain, cette recherche aborde le rôle des mots, des récits et des médias dans la construction d’un discours collectif autour du bien-être mental.
État des lieux des discours sur la santé mentale
Pour mieux appréhender le sujet, une revue littéraire a été réalisée, permettant de faire émerger trois axes majeurs :
L’évolution des représentations de la santé mentale dans le discours public
Tout d’abord, nous assistons à une évolution du traitement du sujet, dépassant l’approche médicale pour intégrer les dimensions de bien-être, de prévention et de citoyenneté. Cet élargissement est en causalité avec les crises sanitaires récentes, qui ont imposé la santé mentale comme un sujet majeur auprès des jeunes et des enfants (Fondation Jean-Jaurès, 2024). Des institutions telles que l’OMS ou le ministère de la Santé français, reconnaissent la diversité des souffrances psychiques et des fragilités sociales (burn-out, harcèlement, éco-anxiété…) et les conséquences de l’isolement social. Selon l’ARS, « Une bonne santé mentale est bien plus que l’absence de souffrance psychique. C’est un état de bien-être, qui permet de s’épanouir en profitant de toutes les opportunités que la vie peut offrir ».
Une communication incarnée, libératrice de la parole sur les troubles psychiques
En ce sens, la communication sur la santé mentale est progressivement devenue plus personnelle et émotionnellement engagée, grâce à l’implication croissante des personnalités publiques. Selena Gomez en est l’exemple : via son documentaire « My Mind & Me », sa plateforme Wondermind ou encore ses interventions lors d’événements, elle a contribué à la libération de la parole sur les troubles psychiques (Forbes, 2024). D’autres personnalités publiques comme Gringe, Léa JPLF, Jean-Victor Blanc ou encore Nicolas Demorand utilisent leur notoriété pour aborder de manière sincère et intime l’état de leur santé mentale. En évoquant publiquement leur vécu, qu’il s’agisse de dépression, de troubles bipolaires, d’épuisement professionnel ou de leurs proches, ils participent à la création de formats accessibles et émotionnellement engageants. Ces prises de parole, relayées massivement sur les réseaux sociaux ou encore dans les médias traditionnels, permettent de toucher des publics variés, et notamment les jeunes adultes dans le but de briser les tabous persistants. Cela contribue à redonner une dimension humaine à des troubles souvent perçus, comme abstraits, inquiétants ou encore honteux. Ce rôle croissant de la communication joue un levier majeur à cette démocratisation de la parole.
Les limites des discours médiatiques
Cependant, plusieurs limites sont mises en évidence, comme la simplification des messages, les discours de positivité imposés, l’invisibilité des troubles sévères et la fracture numérique qui éloigne certains publics des campagnes actuelles (Le Monde, 2024 : Institut de Psychiatrie, 2025). Ces critiques invitent à adopter des approches plus nuancées, inclusives et adaptées aux réalités vécues par les personnes souffrant de troubles mentaux et à renforcer les initiatives concrètes sur le terrain afin de réduire le décalage entre médiatisation et actions réalisées.
Une enquête mixte pour comprendre les dynamiques de communication
Afin d’approfondir les constats issus de la revue et d’en mesurer la résonance dans la réalité, une double enquête de terrain a été menée, croisant deux points de vue complémentaires : celui de professionnelles impliquées dans la communication institutionnelle et celui de citoyens exposés aux campagnes et témoignages diffusés.
Deux entretiens ont été menés auprès de professionnelles de l’EPSM Metz Jury : Christine Savini, cadre de santé paramédicale et Mégane Steffens, chargée de communication de l’établissement. Ces entretiens ont été structurés autour de thématiques clés : définition de la santé mentale, enjeux de communication, publics cibles, canaux utilisés, perception des campagnes, déstigmatisation et limites rencontrées. Cette approche a permis de faire émerger quatre axes d’analyse, qui seront développés par la suite.
En complément, un questionnaire anonyme a été diffusé en ligne via les réseaux sociaux. L’objectif était de recueillir la perception du grand public, son rapport aux campagnes de communication, l’impact des prises de parole des personnalités publiques et comprendre dans quelle mesure la communication influence (ou non) la libération de la parole.
L’analyse des entretiens menés auprès de deux professionnelles de l’EPSM Metz Jury mettent en lumière des perspectives intéressantes et complémentaires sur les enjeux de communication liés à la santé mentale. Quatre axes principaux ressortent de ces échanges :
Une conception inclusive et humaniste de la santé mentale
Christine Savini, cadre de santé paramédical, partage une vision holistique et inclusive de la santé mentale. Selon elle, celle-ci ne se résume pas à l’absence de troubles psychiques, mais implique une recherche active d’un équilibre global, incluant l’autonomie, l’émancipation et le droit à l’autodétermination des individus. Cette vision place la personne au centre, avec ses aspirations personnelles et son épanouissement comme éléments fondamentaux de la santé psychique.
Les stratégies et limites de la communication institutionnelle
Mégane Steffens, chargée de communication, décrit l’ensemble des actions destinées à changer la perception du public vis-à-vis de la psychiatrie : événements sportifs, actions culturelles, campagnes digitales sur les réseaux sociaux, vidéos immersives. Malgré ces initiatives, elle soulève des obstacles importants : la réticence du personnel à apparaître publiquement, la prudence liée à la réglementation institutionnelle et la complexité à transmettre une vision plus positive et réaliste de la santé mentale.
Les freins persistants à la déstigmatisation
Les interviewées partagent un constat nuancé : si la prise de parole publique permet de mieux comprendre certaines souffrances (burn-out, anxiété ponctuelle), cela ne suffit pas à retirer les stéréotypes ancrés dans l’esprit des personnes sur les troubles psychiatriques plus lourds (schizophrénie, troubles bipolaires). Le sentiment de honte et les préjugés sociaux restent très présents et renforcés par l’incompréhension, la peur et le manque d’éducation sur ces sujets. Selon elles, un effort accentué et régulier de sensibilisation reste essentiel et nécessaire pour faire évoluer les mentalités.
L’absence d’impact concret de la Grande Cause Nationale
Enfin, la reconnaissance de la santé mentale comme Grande Cause Nationale en 2025, bien que symboliquement forte, ne semble pas avoir d’impact direct ou significatif sur les pratiques quotidiennes au sein de l’établissement. Christine et Mégane notent toutes les deux une absence de changement perceptible dans leurs stratégies ou pratiques professionnelles, mettant en avant un décalage entre la médiatisation nationale du sujet et les réalités concrètes du terrain.
Tabous, stéréotypes et réception des messages : ce que dit le public
L’analyse des réponses au questionnaire permet d’identifier les tendances marquées concernant la perception actuelle de la santé mentale et l’impact des campagnes de communication digitale :
- 44% associent la santé mentale au bien-être psychologique, tandis que 56% la relient à la dépression, aux troubles psychologiques, au burn-out ou encore à un mal être,
- Près de 80% des répondants considèrent que la santé mentale est un sujet encore tabou bien que de plus en plus abordé,
- 52% avouent avoir déjà ressenti de la gêne ou de la honte en abordent leur propre santé mentale,
- Plus de 68% affirment avoir été déjà confrontés à des stéréotypes, notamment dans les médias ou dans leur entourage,
- 73% déclarent avoir été exposés à des campagnes de sensibilisation mais seuls 41% les jugent vraiment utiles,
- 52% affirment avoir été touchés par des témoignages de personnalités publiques, principalement sur les réseaux sociaux, et plus de 80% pensent que ces prises de parole participent à une déstigmatisation réelle,
Ces réponses permettent d’identifier des tendances claires : bien que les tabous persistent, une évolution positive est visible dans la manière de parler de santé mentale. La reconnaissance de gêne ou de honte à évoquer le sujet confirme le poids du stigmate social. Les stéréotypes, notamment diffusés par les médias ou l’entourage, reste omniprésents. Les campagnes de sensibilisation sont connues, mais leurs effets sont jugés de manière controversée : utiles et nécessaires pour certains, trop superficielles ou marketing pour d’autres. Cependant, les témoignages de personnalités publiques sont plus efficaces pour sensibiliser, bien que leur portée reste limitée concernant les troubles psychiatriques sévères. Enfin, la reconnaissance officielle de la santé mentale comme Grande Cause Nationale 2025 est jugée globalement positive mais une majorité souligne qu’elle doit impérativement s’accompagner d’actions concrètes et durables.
Discours, perceptions et réalité : les enjeux d’une déstigmatisation inachevée
Les résultats soulignent que, malgré une meilleure visibilité médiatique, la santé mentale est encore associée à un sentiment de gêne ou de honte. La médiatisation portée par les personnalités publiques et les institutions a permis d’ouvrir le débat en particulier auprès des jeunes adultes, fortement connectés aux réseaux sociaux. Cependant, cela ne permet pas une déstigmatisation complète des troubles sévères, qui restent peu représentés ou mal compris, ce qui peut provoquer un sentiment de décalage entre discours médiatique et réalité vécue.
Certaines dynamiques témoignent tout de même d’une évolution significative. Le 6 mai 2025, la chaîne M6 a diffusé un documentaire « Santé Mentale : briser le tabou », qui donnait la parole à une quinzaine de personnalités et d’inconnus, parmi lesquels figuraient Florent Manaudou, Michèle Bernier ou encore Nicolas Demorand, qui ont partagé leur rapport intime à la santé mentale. L’objectif était de briser le silence autour des troubles psychiques et de rendre le sujet plus accessible à un large public. Cette mobilisation médiatique s’accompagne aussi de nouveaux formats viraux sur les réseaux sociaux : le Ice Bucket Challenge a fait son grand retour, mais cette fois-ci, pour soutenir la cause de la santé mentale et reverser des fonds à des associations de prévention et de soutien. Des millions d’utilisateurs, personnalités et associations se sont ainsi mobilisés, illustrant l’impact de contenus engagés porteurs de sens.
En ce sens, si la reconnaissance officielle de la santé mentale comme Grande Cause Nationale représente une avancée symbolique, elle ne pourra réellement faire évoluer les mentalités que si elle s’accompagne d’initiatives concrètes, inclusives et accessibles à tous. C’est à cette condition que les discours médiatiques pourront s’ancrer durablement dans les pratiques sociales et les perceptions collectives.
Analyser, comprendre, agir : quelle trajectoire pour demain ?
Pour conclure, cette étude avait pour objectif de comprendre comment la communication digitale portée par les personnalités publiques, les associations et les institutions a permis la déstigmatisation progressive de la santé mentale, jusqu’à sa reconnaissance officielle comme Grande Cause Nationale en 2025. Les recherches ont permis de mettre en évidence que la prise de parole publique a effectivement contribué à une meilleure compréhension générale des enjeux liés à la santé mentale. Les figures médiatiques, grâce à leur authenticité et leur capacité à incarner le sujet, ont été un vecteur de libération progressive de la parole. Cependant, cette évolution médiatique et sociale se heurte encore à d’importants obstacles, tels que la reconnaissance et la compréhension des pathologies mentales lourdes, les réticences internes dans la communication institutionnelle et les campagnes, bien qu’utiles, ne suffisent pas encore à faire évoluer totalement les mentalités. Ainsi, la reconnaissance symbolique comme Grande Cause Nationale aussi positive soit-elle, nécessite un prolongement concret porté par les actions locales et un soutien renforcé aux structures spécialisées. Cette recherche soulève de nouvelles pistes pour les acteurs de la communication, les incitant à poursuivre un effort dans la diversification des discours, dans la dimension inclusive de leur action et dans l’exploration de nouveaux formats, capables de toucher efficacement le public. La communication digitale, en tant que levier stratégique, doit s’inscrire dans une démarche durable et engagée pour faire évoluer durablement le regard porté sur la santé mentale et ainsi permettre à chacun de pouvoir répondre à cette question essentielle : « Comment tu te sens mentalement ? ».
Sitographie :
Grande cause nationale 2025 : parlons santé mentale. (2025, 20 mars). Agence Régionale de Santé Pays de la Loire. https://www.pays-de-la-loire.ars.sante.fr/parlons-sante-mentale
Stromboni, C., & Battaglia, M. (2024, 7 novembre). De la psychiatrie à la santé mentale : déstigmatiser les malades ou euphémiser la maladie ? Le Monde.fr. https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/11/07/de-la-psychiatrie-a-la-sante-mentale-destigmatiser-les-malades-ou-euphemiser-la-maladie_6381085_3232.html?utm
Moudjari, L. (2025, 25 mars). Faire de la Santé mentale la Grande Cause Nationale 2025. PSSM France. https://www.pssmfrance.fr/pssm-france-sante-mentale-grande-cause-2025/
Collectif. (2024, 21 novembre). « La prévention sanitaire en France : sommes-nous encore au temps de l’ORTF ? » Le Monde.fr. https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/11/21/la-prevention-sanitaire-en-france-sommes-nous-encore-au-temps-de-l-ortf_6406455_3232.html?
Grande cause – Collectif Santé mentale Grande cause nationale 2025. (s. d.). https://santementale2025.org/grande-cause/
Lydiemathevet. (2025, 13 février). Faire de la Santé Mentale la Grande cause nationale 2025. Institut de Psychiatrie. https://institutdepsychiatrie.org/sante-mentale-grande-cause-nationale-2025/
Faire de la santé mentale une Grande Cause nationale – Fondation Jean-Jaurès. (2024, 16 mars). Fondation Jean-Jaurès. https://www.jean-jaures.org/publication/faire-de-la-sante-mentale-une-grande-cause-nationale/
La santé mentale, Grande cause nationale, en 5 questions clés – Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles. (2025, 27 mars). Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles. https://sante.gouv.fr/actualites/actualites-du-ministere/article/la-sante-mentale-grande-cause-nationale-en-5-questions-cles
M6+. (s. d.). Santé mentale, briser le tabou sur M6+ : voir les épisodes en streaming. https://www.m6.fr/sante-mentale-briser-le-tabou-p_27010
Colozzi, C., & Colozzi, C. (2025, 5 mai). Santé mentale, briser le tabou [M6] : leurs combats contre la souffrance psychique. Faire Face – Toute L’actualité du Handicap. https://www.faire-face.fr/2025/05/05/sante-mentale-briser-le-tabou-m6/
Stassinet, L. (2025, 28 mars). Santé mentale : Après les révélations de Nicolas Demorand, M6 va diffuser un documentaire où Florent Manaudou, Michèle Bernier et Eric Antoine vont « briser le tabou » . Puremédias. https://www.ozap.com/actu/sante-mentale-apres-les-revelations-de-nicolas-demorand-m6-va-diffuser-un-documentaire-ou-florent-manaudou-michele-bernier-et-eric-antoine-vont-briser-le-tabou/649291
Bonassin, F. (2025, 2 mai). Onze ans plus tard, le « Ice Bucket Challenge » fait son retour sur les réseaux sociaux. 20 Minutes. https://www.20minutes.fr/tempo/4151414-20250502-onze-ans-plus-tard-ice-bucket-challenge-fait-retour-reseaux-sociaux
Da Cruz, C. (2024, 16 décembre). Vaincre la dépression : 10 célébrités françaises partagent leur expérience. Louisa. https://avec-louisa.fr/blog/vaincre-la-depression-10-celebrites-francaises-partagent-leur-experience
Frentz, C. (2024, 19 décembre). Santé mentale : quand la culture populaire aide à libérer la parole. Le Figaro. https://www.lefigaro.fr/conjoncture/sante-mentale-quand-la-culture-populaire-aide-a-liberer-la-parole-20241217
Contribution. (2024, 10 octobre). Selena Gomez : ambassadrice de la santé mentale et entrepreneuse à succès – Forbes France. Forbes France. https://www.forbes.fr/entrepreneurs/selena-gomez-ambassadrice-de-la-sante-mentale-et-entrepreneuse-a-succes/
Bellaiche, A. (2024, 3 mai). Selena Gomez aborde le sujet crucial de la santé mentale lors d’un sommet Rare Beauty. Vanity Fair. https://www.vanityfair.fr/article/selena-gomez-aborde-le-sujet-crucial-de-la-sante-mentale-lors-dun-sommet-rare-beauty
Claudel, M. (2024, 10 octobre). Rencontre avec Selena Gomez : ses conseils pour prendre soin de sa santé mentale. harpersbazaar.fr. https://www.harpersbazaar.fr/beaute/rencontre-avec-selena-gomez-ses-conseils-pour-prendre-soin-de-sa-sante-mentale_1148