Quelle belle opportunité d’avoir l’occasion après quatre années passées à étudier la communication et la publicité que de pouvoir apporter sa pierre à l’édifice. L’idée à l’origine était d’analyser et d’anticiper les éventuelles innovations et mutations qui amèneraient ce domaine à évoluer. Selon moi, c’est davantage une manière de faire un point. Une introspection professionnelle, qui dans un contexte de bouleversements imminents de notre société et de nos métiers me pousse à vouloir retrouver du sens, une certaine utilité, une raison d’exercer, une raison d’y croire autre que la passion… Celle de la raison.

Le communicant au cœur des évolutions de la cité… (mais qu’elle idée 🤦‍♀‍ 🤔)

MAIS POURQUOI CE SUJET ?

Un questionnement personnel

Le caractère incertain de nos emplois, leur porosité face au monde et aux évolutions sociétales me font m’interroger sur l’avenir de la profession et donc plus égoïstement sur mon avenir. Alors c’est de cette inquiétude que tout est parti. Si tous les sujets d’études pouvaient être intéressants à explorer, communication responsable, marketing sensoriel ou encore… j’avais besoin de réponses à plus grande échelle. Plus qu’un simple travail d’étude, mes recherches m’ont vite amené à des réflexions plus personnelles. Un vieil adage dit que nous sommes ce que nous faisons. Alors finalement si je suis communicante qu’est-ce que cela signifie sur la citoyenne que je suis ? Qu’est-ce que cela implique sur la place que nous occupons dans nos sociétés modernes ? Quel rôle nos métiers ont à jouer dans les principes fondateurs de la cité de demain ?

Continuer à apprendre et à se surprendre

Au début de mon cursus, on m’a dit « Vous ferez très certainement un boulot qui n’existe pas aujourd’hui ». Si je n’étais pas ici pour apprendre un métier, à quoi allaient me servir ces  années ? Alors j’ai compris que j’étais ici pour me former à me former, apprendre à perpétuellement me poser des questions. Donc je continue d’apprendre en m’interrogeant sur le monde. Quelques mois de travail pour étudier le monde étant un peu ric-rac niveau timing, je me suis concentrée sur un monde en particulier, le monde de la communication. Un petit monde qui pourrait croyez-le ou non pourrait être à l’origine d’un nouveau monde. Ce n’est pas une nouveauté, le milieu de la communication, par son intime relation avec les tendances de société est un environnement fortement empreint de changements… Changements qui forcent les acteurs à s’adapter perpétuellement. Persuadée que cette capacité à s’adapter aux évolutions de notre monde révèle dans son aspect pratique une véritable forme d’intelligence collective, je souhaite montrer qu’une autre manière de voir les choses est possible. Il s’agit d’une démarche très personnelle… Des réflexions, des remises en question, des peurs… Qui mises bout à bout tendent vers des solutions ou en tout cas vers des projections qui je l’espère ne participeront pas à cette noirceur poignante qui nous immobilise depuis trop de temps.

Un fonctionnement qui ne peut être que positif

Si vous faites un peu partie de ce beau milieu de la communication, ou si vous avez la chance de côtoyer quelqu’un qui en fait partie (lol) vous devez être au courant de cette sale habitude que nous avons à catégoriser la population. Génération x, génération y… Toute ma démarche de recherche se base sur une caractéristique de ma génération… L’ultra conscience ! Héritiers de 100 ans de mensonges économiques et politiques dévoilés enfin au grand jour, et produit d’un accès à l’information presque infini, nous sommes une génération rongée par une avalanche de vérités et de contradictions. Cet apparent fatalisme forgé par une réalité intrusive a fini par faire de notre génération, celle du lâcher prise. Place à un objectivisme créatif, une vision négative par essence constructive. Ce qui crée une conception du travail différente, moins normée et pourtant plus censée, plus passionnée, mais pas plus carriériste. Cette tendance générationnelle, qui nous pousse à créer pour ne pas sombrer, me motive, à l’horizon de la fin de mon parcours étudiant, à dessiner un futur paysage professionnel engageant. Et pour cause… En tant que passionnée, je n’ai pas d’autre choix que d’adopter une vision du métier inspirante.

Pour ces recherches, je me suis inspirée, questionnée et basée sur ceux qui construisent et façonnent cette manière si spéciale à mes yeux de voir le monde ; en l’exprimant, l’expliquant et en le rendant aussi vivant… Les communicants (oui, j’aime les rimes, cela rajoute toujours quelque chose de plus dramatique et profond). Professionnels d’hier, d’aujourd’hui et de demain, c’est pour eux, par eux (et parfois un peu contre eux) que j’ai décidé d’écrire.
Le premier à m’avoir aidée, c’est John Bevins. Dans *THE COPY BOOk, il écrit…

“Pour écrire, il faut être d’humeur à écrire et pour être d’humeur à écrire, il faut écrire.”

* « the copy book » un livre qui retrace l’histoire de la rédaction publicitaire écrit à la plume de ses plus grands noms.